Les quatre modèles de tarification, et ce qu’ils changent
Le tarif horaire
C’est le plus lisible et le plus trompeur. Lisible, parce que vous savez ce que vous payez. Trompeur, parce qu’il crée un mauvais alignement : le prestataire est rémunéré au temps passé, et vous, vous voulez que le sujet soit clos vite. Il pousse aussi le client à compter, donc à hésiter avant chaque demande — ce qui annule une partie du bénéfice de la délégation.
Il reste pertinent sur des tâches d’exécution simples, mesurables et sans continuité : de la saisie, du traitement de volume, une opération ponctuelle.
Le forfait mensuel
Vous achetez un périmètre et une disponibilité, pas un compteur. L’intérêt est double : le prestataire a intérêt à ce que les choses soient bien faites du premier coup, et vous cessez de calculer avant d’envoyer une demande. C’est le modèle qui correspond à une prise en charge continue.
Sa limite est réelle : un forfait suppose une volumétrie discutée honnêtement de part et d’autre. Si le périmètre déborde durablement, il doit être révisé plutôt que subi.
Le forfait d’heures à consommer
C’est un modèle mixte, très répandu : vingt heures par mois, à utiliser avant la fin du mois. Il combine malheureusement les inconvénients des deux autres — vous comptez toujours, et vous perdez ce que vous n’avez pas consommé. Il pousse aussi à confier des tâches sans intérêt en fin de mois pour ne pas gaspiller le solde.
La mission ponctuelle
Un prix fixe pour un objet défini : l’organisation d’un déplacement, la reprise d’un retard de facturation, un dossier de candidature, l’organisation d’un événement. C’est le bon format quand le besoin n’a pas vocation à se répéter, et c’est souvent une bonne façon de commencer.
Pourquoi les écarts de prix sont aussi importants
Trois facteurs expliquent presque tout l’écart entre une offre à douze euros de l’heure et une offre à cinquante.
- Le niveau d’autonomie. Exécuter une consigne précise et prendre en charge un sujet flou jusqu’à sa résolution ne demandent ni la même expérience ni le même jugement. Le premier se délègue à bas coût ; le second est ce que vous cherchez si vous êtes saturé.
- La continuité de l’interlocuteur. Une personne stable connaît vos préférences au bout d’un mois. Un pool tournant vous fait réexpliquer votre contexte à chaque demande — et ce temps-là, c’est le vôtre.
- La localisation et le cadre. Une prestataire française facture ses charges, son assurance responsabilité civile professionnelle et un cadre contractuel de confidentialité soumis au droit français. Une plateforme offshore ne porte pas les mêmes coûts, ni les mêmes garanties.
Comment estimer votre budget en dix minutes
Le calcul ne part pas d’un tarif mais de votre propre temps. Il tient en quatre étapes.
- Notez pendant une semaine tout ce que vous faites et qui ne demande pas votre niveau de compétence : classement, relances, réservations, mise en forme, recherches, prise de rendez-vous.
- Additionnez. La plupart des dirigeants trouvent entre cinq et douze heures.
- Valorisez cette durée à votre propre coût horaire — celui de votre TJM, de votre marge horaire, ou du chiffre d’affaires que vous générez par heure travaillée.
- Comparez au forfait envisagé. Si le forfait est inférieur, la question du coût est réglée ; il ne reste que celle de la confiance, qui est une autre discussion.
Chez BrittAssist, l’Executive Private Office démarre à sept cents euros par mois. Ce n’est ni un volume d’heures ni un catalogue : c’est un périmètre, défini au premier échange à partir de ce qui vous encombre réellement, et révisé quand il évolue.