Une action de formation n’existe, aux yeux d’un financeur, que si son dossier est complet : convention ou contrat signé, programme, convocations, feuilles d’émargement, évaluations, certificat de réalisation. Chaque pièce est simple. C’est leur nombre, et le fait qu’elles reviennent à chaque session, qui pèse.
La certification Qualiopi a rendu ces pièces incontournables. Depuis le 1er janvier 2022, elle est obligatoire pour les prestataires qui veulent accéder aux fonds publics et mutualisés. Elle repose sur des preuves : ce qui a été fait doit pouvoir être montré, dossier par dossier, le jour de l’audit.
S’y ajoutent les demandes de prise en charge auprès des financeurs, leurs pièces et leurs relances, le bilan pédagogique et financier à établir chaque année, et la logistique : salles, déplacements, supports. Le formateur indépendant fait tout cela le soir ; le petit organisme le répartit entre des personnes dont ce n’est pas le métier.