Contractualiser

Le contrat avec une assistante indépendante : les neuf points à régler.

Un contrat de prestation ne sert pas à se protéger d’un prestataire malhonnête. Il sert à vérifier, avant de commencer, que deux personnes de bonne foi ont compris la même chose.

En bref

La réponse, tout de suite.

  • Le contrat doit décrire le périmètre, le prix et ce qu’il couvre, la durée et le préavis, la confidentialité, les accès, le traitement des données personnelles, la responsabilité et la restitution en fin de mission.
  • Il prend souvent la forme d’un devis ou d’une proposition acceptée, complété par des conditions générales.
  • Il ne doit rien contenir qui ressemble à un contrat de travail : ni horaires imposés, ni exclusivité, ni pouvoir de sanction.

Mis à jour en octobre 2026. Comment ces guides sont écrits.

Les neuf points

Clauses essentielles d’un contrat de prestation d’assistance
PointCe qu’il doit dire
PérimètreLes domaines couverts, et ceux qui ne le sont pas
PrixLe montant, ce qu’il inclut, les frais refacturés, le régime de TVA
VolumeL’ordre de grandeur attendu, et ce qui se passe s’il est dépassé
Durée et préavisDurée déterminée ou non, conditions et délai de résiliation
DisponibilitéDélais de prise en charge habituels, canaux, périodes d’absence
ConfidentialitéPortée, durée après la fin de la mission
Données personnellesRôle de chacun, mesures de sécurité, sort des données à la fin
ResponsabilitéCe dont la prestataire répond, assurance éventuelle, décisions qui restent au client
Fin de missionRestitution des documents, retrait des accès, transmission

Le périmètre : la clause qui évite tous les autres litiges

Un périmètre flou est la première cause de déception, des deux côtés. « Assistance administrative » ne dit rien ; « émission des factures, relance des impayés et préparation des pièces pour le cabinet comptable » dit tout. Une bonne clause de périmètre liste aussi ce qui est exclu : cela évite de découvrir, trois mois plus tard, qu’on attendait autre chose.

Chez BrittAssist, par exemple, le hors-périmètre est écrit : pas de tenue comptable ni de déclaration fiscale, pas de conseil juridique ni de rédaction d’actes, pas de développement technique.

Les données personnelles

Une assistante qui accède à vos fichiers clients, à votre messagerie ou à vos dossiers de personnel traite des données personnelles pour votre compte. Le contrat doit le prévoir : nature des traitements, instructions, mesures de sécurité, confidentialité, sort des données en fin de mission. La CNIL décrit ce que doit contenir un contrat de sous-traitance.

Ce qu’il ne faut pas y écrire

  • Des horaires de travail fixes ou une présence obligatoire.
  • Une clause d’exclusivité.
  • Un pouvoir de contrôle ou de sanction de type hiérarchique.
  • L’obligation d’utiliser exclusivement votre matériel et de suivre vos procédures internes comme un salarié.

Ces éléments sont des indices de salariat. Leur présence dans le contrat, ou dans la pratique, expose à une requalification de la relation.

Les erreurs les plus fréquentes

  • Démarrer « à l’essai » sans rien d’écrit.
  • Signer un contrat précis, puis faire tout autre chose au quotidien.
  • Oublier la clause de fin de mission, jusqu’au jour où il faut récupérer des accès.

Ce que cette page ne remplace pas

  • Cette page liste les points à couvrir. Elle n’est pas un modèle de contrat et ne remplace pas la relecture d’un avocat pour un engagement important.

Questions fréquentes

Ce qui revient sur ce sujet.

Un devis signé suffit-il ?

Souvent, oui, s’il renvoie à des conditions générales qui couvrent la durée, le préavis, la confidentialité et les données personnelles. C’est l’ensemble, devis et conditions, qui forme le contrat.

Quelle durée d’engagement prévoir ?

Cela dépend de l’offre. Selon les conditions générales actuelles de BrittAssist, l’accompagnement mensuel est conclu pour une durée indéterminée et résiliable avec un préavis d’un mois, par e-mail.

La confidentialité doit-elle survivre à la fin du contrat ?

Oui, c’est l’usage, pour une durée à fixer. Chez BrittAssist, l’engagement de confidentialité court cinq ans après la fin de la collaboration.


Un bon contrat ne se relit jamais. Il a servi le jour où il a été écrit.

Une réponse générale ne remplace pas un avis sur votre situation.

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