Méthode

Sauvegarder les documents de l’entreprise : quatre questions à se poser.

Une sauvegarde ne sert qu’un jour : celui où tout le reste a disparu. Ce jour-là, on découvre qu’elle date de huit mois, ou qu’elle était branchée sur l’ordinateur chiffré par le même logiciel malveillant.

En bref

La réponse, tout de suite.

  • Une sauvegarde est une copie indépendante : une suppression ou une attaque sur l’original ne doit pas l’atteindre.
  • Le repère courant : plusieurs copies, sur des supports différents, dont une hors des locaux.
  • Une sauvegarde qui n’a jamais été testée n’est qu’un espoir : il faut avoir restauré un fichier au moins une fois.
  • La synchronisation d’un espace en ligne n’est pas une sauvegarde.

Mis à jour en octobre 2026. Comment ces guides sont écrits.

Les quatre questions

  1. Quoi ? La liste de ce qui doit pouvoir être retrouvé : documents, comptabilité, messagerie, données des outils métier.
  2. Où ? Sur un support distinct de l’original, et dans un lieu distinct pour au moins une copie.
  3. Quand ? À une fréquence qui correspond à ce que vous acceptez de perdre : un jour, une semaine.
  4. Qui vérifie ? Une personne nommée, qui contrôle que la sauvegarde a tourné et qui teste une restauration.

Sauvegarde, synchronisation, archivage

Trois notions souvent confondues
NotionCe qu’elle faitCe qu’elle ne fait pas
SynchronisationGarde les mêmes fichiers sur plusieurs appareilsProtéger d’une suppression : elle la propage
SauvegardeConserve une copie indépendante, à une date donnéeOrganiser vos documents
ArchivageConserve durablement ce qui n’est plus utiliséPermettre un retour rapide en cas d’incident

Les règles pratiques

  • Déconnectez le support de sauvegarde une fois la copie faite : un disque branché en permanence subit le même sort que l’ordinateur.
  • Gardez plusieurs versions, pas seulement la dernière.
  • Protégez la sauvegarde : elle contient tout ce que vous avez de confidentiel.
  • N’oubliez pas ce qui vit dans des outils en ligne : messagerie, facturation, gestion commerciale.
  • Notez où sont les sauvegardes et comment restaurer, ailleurs que sur le poste sauvegardé.

Le test de restauration

Une fois par trimestre, choisissez un fichier au hasard et restaurez-le depuis la sauvegarde. Chronométrez. Si l’opération échoue ou prend une journée, vous venez d’apprendre quelque chose d’utile, à un moment où cela ne coûte rien.

Les erreurs les plus fréquentes

  • Compter sur l’espace de stockage en ligne comme sur une sauvegarde.
  • Laisser le disque de sauvegarde branché en permanence.
  • Ne jamais avoir restauré un seul fichier.

Ce que cette page ne remplace pas

  • La mise en place technique d’une sauvegarde relève de votre prestataire informatique. Cette page vous donne les questions à lui poser.

Références

Sources utiles pour vérifier ces points.

Questions fréquentes

Ce qui revient sur ce sujet.

À quelle fréquence sauvegarder ?

Selon ce que vous pouvez accepter de refaire. Si perdre une semaine de travail est supportable, une sauvegarde hebdomadaire suffit ; sinon, elle doit être quotidienne.

Mon fournisseur d’espace en ligne ne sauvegarde-t-il pas déjà ?

Il protège son service contre ses propres pannes. Il ne vous protège pas forcément d’une suppression faite depuis votre compte, d’une erreur ou d’un compte compromis. Vérifiez ce que prévoit votre contrat.

Qui s’en occupe dans une petite structure ?

La mise en place revient à un prestataire informatique. La vérification régulière — la sauvegarde a-t-elle tourné, le test a-t-il réussi — est un contrôle simple, qui peut être inscrit à l’échéancier administratif.


On ne juge pas une sauvegarde à sa présence, mais au jour où l’on en a eu besoin.

Déléguer ne veut pas dire tout ouvrir.

Le périmètre, les accès et leur retrait se définissent avant la première demande. C’est la première étape d’un Private Office.

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