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Acompte ou arrhes : un mot sur le devis, deux conséquences.

Les deux mots désignent une somme versée à la commande, et on les emploie souvent l’un pour l’autre. Leur effet est pourtant opposé : l’un verrouille le contrat, l’autre permet d’en sortir.

En bref

La réponse, tout de suite.

  • Un acompte est un premier paiement sur un contrat ferme : il engage les deux parties, et aucune ne peut se désister sans conséquence.
  • Des arrhes laissent au client la possibilité de renoncer, en abandonnant la somme versée.
  • Le mot écrit sur le devis décide du régime : écrivez celui que vous voulez réellement.

Mis à jour en octobre 2026. Comment ces guides sont écrits.

La différence, en un tableau

Acompte et arrhes
AcompteArrhes
NaturePremier paiement d’un contrat fermeSomme versée avec faculté de se dédire
Le client peut-il renoncer ?Non, sauf accord ou clause contraireOui, en perdant la somme versée
Effet pour le professionnelLa commande est acquiseLa commande peut être annulée, la somme lui reste
À privilégier quandVous engagez des frais ou réservez une capacitéVous acceptez qu’une réservation soit annulée

Lequel choisir

Si vous commandez des matériaux, bloquez une équipe ou refusez d’autres clients pour honorer la commande, c’est un acompte qu’il vous faut : il traduit le fait que le contrat est conclu. Si vous prenez une réservation dont l’annulation ne vous coûte presque rien, les arrhes suffisent.

Dans les contrats conclus avec des particuliers, des règles protectrices s’appliquent ; elles ne sont pas les mêmes qu’entre professionnels. Faites valider vos modèles par un professionnel du droit si vous vendez aux deux.

Comment l’écrire et le facturer

  1. Écrivez le mot exact sur le devis : « acompte de 30 % à la commande », et non « versement ».
  2. Indiquez ce qui advient en cas d’annulation.
  3. Émettez une facture d’acompte à l’encaissement : elle porte les mêmes mentions qu’une facture ordinaire.
  4. Déduisez l’acompte sur la facture finale, en rappelant le numéro et la date de la facture d’acompte.

Les erreurs les plus fréquentes

  • Écrire « arrhes » par habitude, puis s’étonner que le client annule sans autre conséquence que la perte de la somme.
  • Encaisser un acompte sans émettre de facture d’acompte.
  • Oublier de déduire l’acompte sur la facture finale, ou le déduire deux fois.

Ce que cette page ne remplace pas

  • Cette page donne le principe. Le régime exact, notamment face à un consommateur, relève du droit de la consommation et d’un conseil juridique.
  • Le traitement de la TVA sur les acomptes est à voir avec votre expert-comptable.

Références

Sources utiles pour vérifier ces points.

Questions fréquentes

Ce qui revient sur ce sujet.

Que se passe-t-il si le devis ne précise rien ?

La qualification dépend alors des règles applicables au contrat et à la qualité du client, ce qui est précisément la situation à éviter. Écrire le mot lève le doute.

Faut-il une facture pour un acompte ?

Oui : l’encaissement d’un acompte donne lieu à une facture d’acompte, numérotée dans la même suite que vos autres factures.

Qui suit les acomptes dans une petite entreprise ?

C’est une ligne du suivi de facturation : acompte demandé, reçu, facturé, déduit. Elle se tient dans le même tableau que les factures, par la personne qui suit les encaissements.


Le mot que vous écrivez décide de ce qui se passe le jour où le client change d’avis.

Une facture qui part à temps, une relance qui part tout court.

Préparer, envoyer, suivre et relancer : ce circuit se confie, sans toucher à votre comptabilité ni à vos décisions.

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