Les quatre lignes du calcul
| Ligne | Comment l’estimer | Votre chiffre |
|---|---|---|
| A. Temps libéré | Heures par mois relevées sur deux semaines, multipliées par deux | … |
| B. Valeur de ce temps | A × ce qu’une heure de votre métier rapporte, pour la part réellement réemployée | … |
| C. Trésorerie et pertes évitées | Factures en retard d’émission, relances non faites, pénalités subies, devis non suivis | … |
| D. Coût de la prestation | Le montant du devis, frais compris | … |
Si B + C dépasse nettement D, la décision est simple. Si l’écart est faible, c’est le confort qui tranche — et c’est un critère légitime, à condition de le nommer.
La ligne qui trompe : le temps libéré
Multiplier des heures par un taux horaire donne toujours un beau résultat. Il est faux si ces heures ne sont pas vendues. Un consultant dont l’agenda est plein peut facturer le temps récupéré ; un artisan dont le carnet de commandes déborde aussi. Un dirigeant dont le facteur limitant est ailleurs — la demande, la capacité de production — récupère du confort, pas du chiffre d’affaires.
Soyez honnête sur la part réemployée. La moitié est souvent une hypothèse plus juste que la totalité.
La ligne oubliée : la trésorerie
- Les factures émises en retard : comptez les jours entre la fin du travail et la facture, sur vos dix dernières factures.
- Les relances jamais faites : additionnez ce qui est échu depuis plus de trente jours.
- Les devis sans suite : combien n’ont reçu aucune relance ?
- Les frais subis : pénalités, abonnements inutiles, renouvellements non négociés.
Ces montants se lisent dans vos propres comptes. Ils ne dépendent d’aucune hypothèse.
Ce que le calcul ne dit pas
Il ne mesure ni la charge mentale, ni les soirées rendues, ni la tranquillité de savoir qu’un sujet envoyé est pris en charge. Ce ne sont pas des arguments de vente : ce sont des réalités que chacun pèse à sa façon. Elles ne doivent pas remplacer le calcul ; elles s’y ajoutent.
Les erreurs les plus fréquentes
- Compter toutes les heures libérées comme des heures facturées.
- Comparer le prix d’une prestation au seul salaire brut d’un poste.
- Décider sur un chiffre lu ailleurs.
Ce que cette page ne remplace pas
- Cette méthode donne un ordre de grandeur. Elle ne constitue ni une promesse de résultat, ni une étude financière.