Méthode

Le registre des contrats : savoir ce que l’entreprise a signé.

Demandez à un dirigeant combien de contrats engagent son entreprise : il en cite une dizaine. Le relevé bancaire en révèle le double. Entre les deux se trouvent les abonnements oubliés, les reconductions tacites et les prestations que plus personne n’utilise.

En bref

La réponse, tout de suite.

  • Un registre des contrats recense, pour chaque engagement : le cocontractant, l’objet, le coût, la date d’effet, l’échéance, le préavis et l’emplacement du document.
  • Il se construit à partir de deux sources : les contrats classés, et les prélèvements du relevé bancaire.
  • Il sert à trois choses : ne pas manquer un préavis, renégocier à temps, supprimer ce qui ne sert plus.

Mis à jour en octobre 2026. Comment ces guides sont écrits.

Le registre

Les dix colonnes

1. Cocontractant — 2. Objet — 3. Référence du contrat — 4. Coût annuel

5. Date d’effet — 6. Échéance — 7. Mode de reconduction (tacite ou non) — 8. Préavis

9. Date limite de résiliation — 10. Emplacement du document signé

En option : utilisateur interne, interlocuteur chez le fournisseur, dernière renégociation.

Le construire en partant de la banque

  1. Relevez, sur douze mois de relevés, tous les prélèvements et paiements récurrents.
  2. Pour chacun, retrouvez le contrat ou les conditions acceptées en ligne.
  3. Complétez le registre ; marquez d’un signe les lignes sans document.
  4. Demandez à chaque utilisateur interne si le service sert encore.
  5. Classez les contrats retrouvés à leur place, sous un nom conforme.

Partir de la banque plutôt que des dossiers est ce qui fait apparaître les contrats que personne ne se rappelle avoir signés.

Ce que le registre permet

  • Résilier dans les délais ce qui ne sert plus.
  • Renégocier avant l’échéance, et non après la reconduction.
  • Regrouper des contrats redondants : deux outils qui font la même chose, trois forfaits pour deux lignes.
  • Répondre en deux minutes à la question de l’assureur, du banquier ou d’un repreneur.

La revue annuelle

Une fois par an, parcourez le registre ligne par ligne avec une seule question : le reprendrait-on aujourd’hui, à ce prix ? La revue prend une heure quand le registre existe. Elle ne se fait jamais quand il n’existe pas.

Les erreurs les plus fréquentes

  • Ne recenser que les contrats signés sur papier, en oubliant ceux acceptés d’un clic.
  • Confondre la date d’échéance et la date limite de résiliation.
  • Laisser les abonnements sur la carte d’un collaborateur parti.

Ce que cette page ne remplace pas

  • L’interprétation d’une clause de résiliation ou de reconduction contestée relève d’un conseil juridique.

Questions fréquentes

Ce qui revient sur ce sujet.

Quelle différence avec l’échéancier ?

Le registre décrit les contrats ; l’échéancier porte les dates et les alertes de tout ce qui revient, contrats compris. Le registre alimente l’échéancier.

Un tableur suffit-il ?

Oui, pour une petite entreprise. L’outil compte moins que la règle : aucun contrat n’est classé sans sa ligne.

Qui peut tenir ce registre ?

C’est un travail de suivi, qui se délègue entièrement. Les décisions — résilier, renégocier, renouveler — reviennent au dirigeant, sur un dossier préparé.


On ne renégocie pas un contrat dont on a oublié l’existence.

L’administratif peut sortir de vos soirées.

Classement, échéances, pièces pour l’expert-comptable : c’est une ligne du périmètre BrittAssist, définie au devis.

Accompagnement à partir de 590 € / mois  •  Sur mesure  •  Confidentiel