Méthode

Le registre des accès : savoir qui peut ouvrir quoi.

Le jour où un collaborateur ou un prestataire s’en va, une question se pose : à quoi avait-il accès ? Si la réponse demande une heure de recherche, des accès resteront ouverts. Le registre existe pour que la réponse tienne en une ligne par outil.

En bref

La réponse, tout de suite.

  • Un registre des accès liste, pour chaque outil : qui y accède, avec quels droits, depuis quand, et comment l’accès se retire.
  • Il se tient à jour à trois moments : une arrivée, un changement de rôle, un départ.
  • Il sert à une revue périodique : les accès qui ne servent plus sont fermés.

Mis à jour en octobre 2026. Comment ces guides sont écrits.

Le registre

Les huit colonnes

1. Outil ou service — 2. Personne — 3. Type d’accès (compte nominatif, délégation, partage par gestionnaire)

4. Droits (lecture, modification, administration) — 5. Date d’ouverture — 6. Motif

7. Second facteur : où il se trouve — 8. Comment retirer l’accès

Recenser les outils

  • Messagerie et agenda.
  • Stockage de documents.
  • Facturation, comptabilité, banque.
  • Outils métier : gestion commerciale, planning, logiciel de devis.
  • Espaces en ligne des administrations et des fournisseurs.
  • Réseaux sociaux et site internet.
  • Outils de réservation et comptes de voyage.
  • Abonnements divers : téléphonie, signature électronique, visioconférence.

Le relevé bancaire aide à n’en oublier aucun : tout abonnement payé correspond à un compte, donc à un accès.

Les trois moments

Quand mettre à jour le registre
MomentCe qu’il faut faire
ArrivéeOuvrir les accès nécessaires au rôle, et seulement ceux-là ; les inscrire
Changement de rôleRetirer ce qui ne sert plus avant d’ajouter ce qui manque
DépartFermer chaque ligne, changer les mots de passe partagés, vérifier les seconds facteurs

La revue

  1. Deux fois par an, relisez le registre ligne par ligne.
  2. Pour chaque accès : la personne en a-t-elle encore besoin ?
  3. Vérifiez dans chaque outil la liste réelle des utilisateurs : elle doit correspondre.
  4. Fermez ce qui ne sert plus, et corrigez le registre.

L’écart entre le registre et la réalité est l’information la plus utile de la revue : c’est là que se trouvent les accès oubliés.

Les erreurs les plus fréquentes

  • Noter les mots de passe dans le registre : il liste des accès, pas des secrets.
  • Ne recenser que les outils « importants » : un compte de réservation contient une carte bancaire.
  • Ouvrir des droits d’administration par commodité.

Ce que cette page ne remplace pas

  • Ce registre est un outil d’organisation. Il ne remplace pas la gestion des identités d’un système d’information, qui relève d’un prestataire informatique dans les structures plus importantes.

Références

Sources utiles pour vérifier ces points.

Questions fréquentes

Ce qui revient sur ce sujet.

Qui doit tenir le registre ?

Une personne désignée, et le dirigeant doit pouvoir le lire. Dans une petite structure, c’est une tâche administrative qui se délègue, à condition que la personne ne tienne pas seule ses propres accès.

Faut-il y inscrire le dirigeant ?

Oui. C’est souvent lui qui détient les droits d’administration, et il faut savoir où ils sont le jour où il est indisponible.

Est-ce une obligation légale ?

La gestion des habilitations fait partie des mesures de sécurité attendues de tout organisme qui traite des données personnelles. Le registre en est une forme simple.


Un accès qu’on ne peut pas nommer est un accès qu’on ne pourra pas fermer.

Déléguer ne veut pas dire tout ouvrir.

Le périmètre, les accès et leur retrait se définissent avant la première demande. C’est la première étape d’un Private Office.

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